Ainsi se termine le décret adopté par la Constituante le 4 avril 1791, instituant le Panthéon, temple républicain et laïc, en lieu et place de l'église Saint Geneviève (sur
la montagne éponyme de la capitale, juste à côté de l'église Saint Etienne du Mont où pendant de nombreuses années, l'organiste titulaire n'était autre que Maurice Duruflé). Ce lieu était
destiné, et l'est toujours, à accueillir les dépouilles des Grands hommes de la Nation.
Qu'entend-on par "grands hommes" ? Vaste question... Dans les faits au Panthéon de Paris, des politiciens à la pelle, des militaires, quelques
chercheurs (le couple Curie, par exemple), quelques écrivains (certes non des moindres : Rousseau, Hugo, Zola, Dumas) mais aucun musicien... Même si ça a failli.
En effet, plusieurs personnes (Jacques Barzun, André Malraux, ministre de la Culture, et Jean Boyer, élu et actuel directeur du festival) ont oeuvré pour que les cendres
d'Hector Berlioz soient transférées au Panthéon à l'occasion du centenaire de son décès.
Mais, le général de Gaulle démissionne en 69 et le projet est remisé au grenier de la République. Il ressortira à l'occasion du bicentenaire de sa naissance, en 2003. Là aussi pour d'autres
raisons, le projet sera ajourné. Seul un concert sera donné sur la place de l'Hôtel de Ville de Paris le 21 juin (date de naissance du musicien et également jour de la fête de la
Musique).
La dernière cérémonie de transfert était pour Alexandre Dumas. Depuis, les pronostics restent ouverts... pour la prochaine. D'aucuns parlent d'une femme (elles ne sont que deux à y reposer :
Marie Curie et Madame Berthelot), comme George Sand ou Lili Boulanger (oh, une musicienne !). Nous verrons bien.
En ce qui concerne Hector Berlioz (qui a été Prix de Rome, voir l'article correspondant), chaque
année un grand festival lui est dédié dans sa ville natale, la Côte Saint André, ville où se trouve également un musée Berlioz. Cet été, y sera présentée une exposition temporaire, consacrée aux
divas qui ont interprété ses oeuvres.
Pour en savoir plus, voici le site du festival (du 19 août au 1er septembre cette année) et celui du musée
http://www.festivalberlioz.com/
http://www.musee-hector-berlioz.fr/pages/index2/id/246
Musée Berlioz (La Côte Saint-André - 38)
Par Catherine
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Eh oui, hier, j'ai
passé la barre des 50 ! Et je me sens nettement plus jeune aujourd'hui !
Plus
sérieusement, un seul musicien (malgré de nombreuses recherches …) est né un 1er avril. Il s’agit de Dante Michelangelo Benvenuto Ferruccio BUSONI (avec de tels prénoms,
comment ne pas être bon !). C’était en 1866, à Empoli en Italie. Il était pianiste, compositeur, professeur et également chef d’orchestre. Je l’avais déjà évoqué comme professeur dans
mon article sur la berceuse (http://choeurarsviva-pdm.over-blog.com/article-17871935.html
).
D’une
famille de musiciens talentueux, il commençe par suivre ses parents lors de leurs tournées et les accompagne sur scène. Très vite, il donne des concerts (dès l’âge de 8 ans) et acquiert
ainsi une renommée comme pianiste. Et également très rapidement, il inscrit ses propres compositions à son programme, dont un Stabat Mater qu’il dirige pour la première fois en 1877. C’est
grâce à Max Reger, musicien allemand, qui perfectionnera ses connaissances musicales.
Puis, Ferruccio BUSONI se rend en Allemagne, à Leipzig exactement, pour y étudier l’œuvre de Bach et c’est à partir de cette période
qu’il commençe un travail gigantesque : la transcription pour le piano des œuvres du Maître (dont Claire a interprété deux préludes lors de notre concert de janvier
dernier).
Puis, il sera professeur au conservatoire d’Helsinki (Cf l’article sur la berceuse) en 1889 et obtiendra le prix Rubinstein un
an plus tard pour son Concertstück (œuvre pour piano et orchestre). A cette époque déjà, les Etats-Unis d‘Amérique opèrent une certaine attraction sur les musiciens et Ferruccio y partira trois
ans, à Boston plus précisément, où il enseignera au conservatoire (1891-94). Ce poste ne l’empêchera pas de tourner dans le monde où il reçoit des accueils triomphaux comme en Russie par exemple.
Puis, après la Première guerre mondiale, il s’installera définitivement à Berlin, où il s’éteindra en 1924. Il repose au cimetière de Städtischen Friedhof III à Berlin Schöneberg (où reposent
également Marlène Dietrich et Helmut Newton).
Il existe un
concours international de piano qui porte son nom. Il a été crée, à Bolzano (dans le nord de l’Italie) en 1949, à l’occasion du 25ème anniversaire de sa mort. La première année, Alfred
Brendel (pianiste éminent) est arrivé troisième à ce concours.
Par Catherine
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A journée particulière, article particulier...
C'est tout pour aujourd'hui ! La suite demain...
Par Catherine
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